Inde – Visite du Jharkhand et du West Bengal

Visite du Jharkhand (Mercredi 19 août – jeudi 20 août 2015)

Après avoir visité la région nord-ouest de l’Inde, direction le West Bengal dans le nord-est. J’ai donc parcouru 1188 km en un peu plus de 24h en train couchettes. La dernière fois, c’était il y a 1 an pour faire Mumbai-Hospet. J’ai pu avoir une place assez facilement car ce n’est pas un train très fréquenté, contrairement à d’autres qui sont sur-réservés plus de 3 mois en avance. Pour vous donner une idée, 1000 km est la longueur du Népal.

Les collines de Parasnath (Madhuban)

Mais avant d’arriver à ma destination finale, je me suis arrêté dans l’état du Jharkhand, pour visiter le seul lieu intéressant : les collines de Parasnath. Il s’agit d’une collection de temples où les jaïns viennent en pèlerinage (tout comme le mont Girnar et la colline de Shatrunjaya dans le Gujarat). Il s’agit du plus important pèlerinage, car c’est en ce lieu que 20 des 24 tirthankars ont atteint la libération.

Etant arrivé à la gare vers 3h30, je m’attendais à dormir dehors en attendant le petit matin pour rejoindre Madhuban, le lieu de départ à 25km. Mais en fait, j’ai débarqué avec une multitude de pèlerins qui se sont empressés de prendre le taxi pour rejoindre Madhuban. Car oui, le service des dizaines de taxis fonctionne 24h/24h. Je ne m’attendais vraiment pas à cela ; peut-être est-ce dû à une des 3 saisons de pèlerinages. Arrivé à Madhuban, la famille avec qui j’ai fais le trajet en taxi, m’a trouvé une chambre dans un dharamsala (hôtellerie jaïne). Et je rends grâce pour cela : le lieu n’étant pas touristique, presque rien n’est prévu pour les étrangers (peu de personnes parlent anglais, tout est écrit en hindi…) et surtout en saison de pèlerinages les dharamsalas sont réservés en priorité aux jaïns. Ouf, le plus difficile a été fait.

Avec mes soucis de diarrhées (liés au climat), j’avais longuement hésité à faire le circuit, d’autant que je ne m’étais pas rendu compte de sa nature avant d’être presqu’arrivé sur place. Finalement, et avec la grâce de Dieu, j’ai pris mon courage à 2 mains et je l’ai fais avec mon ventre complètement vide. C’était un peu fou, mais manger m’aurais compliqué la marche. Le cadeau du ciel : ce jour-là pas de soleil, mais un épais brouillard qui a caché les collines et le chemin à parcourir. La contrepartie est que je n’ai pas du tout profité du paysage, ni pris de belles photos. Je rends grâce pour cela, car si j’avais vu le chemin à parcourir compte tenu de ma forme physique, je pense que je ne serais pas allé jusqu’au bout. D’ailleurs, sitôt mon pèlerinage terminé, le ciel a commencé à s’éclaircir… C’est la première fois, que j’expérimente cela et je dois dire que le corps humain est vraiment extraordinaire, avec des capacités étonnantes dont on ne se rend pas toujours compte. Faites-le, c’est une manière intéressante de découvrir les capacités de son corps.

J’ai entamé mon pèlerinage tôt (5h50), afin de faire le circuit complet de 27 km. Le chemin pédestre est intégralement bétonné et très bien entretenu, la marche a été un vrai plaisir, et cela dans une belle végétation.

Le circuit : 3h de montée et 9 km pour atteindre le sommet des collines (1350m), puis j’ai suivi les pèlerins qui faisaient la boucle de 9 km dans le sens horaire (important), puis 2h pour descendre et finir mon pèlerinage vers 14h. Sur le chemin, tout est prévu pour se restaurer, se rafraichir et se reposer sommairement. La restauration est faite par les villageois qui gagnent leurs vies avec la restauration, l’agriculture, mais aussi en mendiant une poignée de riz ou de l’argent. Le riz est très utilisé dans les offrandes par les jaïns et donner l’aumône fait partie du pèlerinage. Quant aux temples, ils ne représentent aucun intérêt architecturalement ; il n’y a que 2 grands temples et les autres sont tous minuscules.

Ce qui m’a surtout amené ici, c’est plutôt l’ambiance familiale des pèlerinages et aussi de mieux découvrir la religion jaïne en discutant avec les pèlerins, heureux de voir un rare étranger.

Visite du West Bengal (Jeudi 20 août – dimanche 13 septembre 2015)

Cet état est un peu particulier : situé à l’est de l’Inde, il fait frontière avec le Népal, le Bhoutan et le Bangladesh ! Il n’est pas très large (de ~30 km à ~300 km), par contre il est tout en hauteur (~650km du Darjeeling au golf du Bengale).

Le Gange : contrairement à ce l’on peut penser (comme moi), le Gange fini bien sa course dans le golf du Bengale mais du côté Bangladesh. Car oui, à la partition de l’Inde, le golfe du Bengale a été divisé en 2. En fait le Gange, entre au Bangladesh par le nord-ouest, change de nom pour s’appeler la rivière Padma, va se jeter dans la rivière Meghna qui fini sa course dans le golfe du Bengale. Bishnupur

Bishnupur

A 230 km des collines de Parasnath, en direction de Kolkata, petit arrêt de 2 jours pour partir à la chasse aux vieux temples, disséminés dans le village (tiens, mon âme scoute vient de se réveiller). Bishnupur est un lieu très particulier, qui d’après mon guide touristique, est boudé par les touristes ; j’étais d’ailleurs le seul étranger au moment de ma visite.

Le village est situé à l’écart d’une grosse route nationale et au centre du village, se trouve le cœur du village, un lieu qui lui donne tout son charme particulier et unique : l’important bus stand, et ses centaines de bus qui s’y arrêtent. Car oui, ce village (très scolaire) est un nœud routier, où les bus circulent toutes les 5 minutes comme des fous en klaxonnant, sur les 2 importantes petites rues du village, en provoquant régulièrement des bouchons lorsque 2 gros véhiculent se croisent. Bref, c’est infernal et à tout moment l’on peut se faire faucher.

Si l’on fait abstraction de cela, le vrai cœur, ou plutôt l’âme du village n’est pas au centre mais autour du centre, dans les petites rues désertiques. En fait, une fois que l’on sort de ces 2 rues, l’on se retrouve dans une vraie vie de village, là où règnent le calme et la quiétude et je me suis retrouvé directement plongé dans la vie locale.

Dans le village sont cachés de vieux temples hindous, éparpillés un peu partout. Lorsque je dis caché, c’est qu’il faut connaître leurs emplacement exact, car certains ne sont pas visibles de loin et aucune indication dans les rues ne mentionne leurs emplacements ! Mais alors comment les trouver sans prendre un guide ? En fait, il y avait à mon hôtel (Laxmi Park pour les curieux) une carte du village mentionnant vaguement les emplacements des temples (genre la grosse image qui recouvre plusieurs rues) et j’ai tout pointé sur mon fidèle GPS (j’ai utilisé Nokia Here). Si certains quartiers sont peu habités et les temples visibles à quelques mètres à la ronde, d’autres sont cachés dans des labyrinthes de rues et là j’ai du demander plusieurs fois aux habitants du quartier les directions. Et si vous vous perdez, rendez grâce pour la découverte de nombreux petits temples cachés aux yeux du monde. Car oui, la carte ne mentionne que les plus importants ! Si l’architecture extérieure des temples est magnifique, l’intérieur est vraiment moche. Tous les temples mentionnés sur la carte étant classés monument protégés, un soin tout particulier est mis en œuvre pour les entretenir et notamment tous les jardins qui les entourent. Bref, de vrais lieux de repos loin des klaxons et des bus.

Le vrai trésor de Bishnupur est donné à celui qui fait tout le trajet à pied, qui traverse les petites rues, qui demande son chemin et se laisse interpeller par les habitants qui ont envie de discuter avec vous. Pour cela, le secret est de prendre son temps (tout est faisable en un jour). Celui qui fait le circuit en rickshaw, découvre certes de magnifiques temples, mais pas l’âme du village et reste pour ainsi dire un touriste quelconque. A celui qui souhaite découvrir la vie locale d’un village, je recommande hautement Bishnupur ; ce lieu vient de rentrer dans ma liste des favoris.

Kolkata

Anciennement Calcutta, et plus mondialement connu sous le surnom de « la cité de la joie » (titre d’un film et d’un livre), cette ville marque une étape importante dans ma visite de l’Inde. En fait, il y a un an, j’avais pour objectif de visiter l’Inde sur 5 mois et de finir par Kolkata. Mais les choses ont bien changé puisque cela fait 11 mois que je visite ce pays (sans compter le Népal) et que je viens d’arriver tout juste dans cette ville. J’ai passé seulement 2 semaines pour visiter Kolkata et rendre service avec les sœurs Missionnaires de la charité.

J’aurais tellement de choses à vous raconter sur cette ville extraordinaire, que j’en ferais un article séparé, pour ne pas rallonger ces nouvelles. Sachez simplement, que je compte passer beaucoup plus de temps sur place ; je reviendrais donc lorsque j’aurais un nouveau visa indien.

Addendum : vous pouvez consulter l’article sur cette page.

Darjeeling

Darjeeling (~2130m)

Après un rapide passage à Kolkata dans le sud du West Bengal, direction le nord à 600 km pour découvrir la fameuse région des thés mondialement connue : Darjeeling ; c’est le nom d’une ville mais surtout le nom du district. Lorsque l’on parle du thé de Darjeeling, sachez que l’on parle du district car les plantations de thé sont éparpillées un peu partout (il y en a même à Kalimpong).

Le district se situe à l’extrême nord du West Bengal (à l’est du Népal), au pied de la chaine de l’Himalaya (dans l’état du Sikkim). La configuration de la ville, me rappelle celle de Joshimath : tout en longueur, située à flanc de montagne, sur plusieurs « niveaux ». Pour passer d’un « niveau » à l’autre, soit l’on emprunte les routes qui serpentent, soit la ligne droite en empruntant des escaliers raides. En contre bas, se trouvent des plantations de thé, la route principale se trouve au milieu et le centre ville au sommet !

La ville est assez agréable si l’on marche dans les nombreuses petites rues et ainsi se retrouver au milieu de la vie locale. La ville étant touristique avant et après la mousson (donc pas au moment où je suis allé), les commerces se sont développés en conséquence avec un mall tout neuf, des boutiques à « l’occidentale », un écran géant sur la place publique qui diffuse des programmes de télévision sans oublier quelques magnifiques boutiques de thé.

Les constructions sont assez variées : cela va des maisons en bois et en tôle aux maisons en béton, de styles indiens ou occidentaux (ne pas oublier que l’Inde a été colonisée par les Britanniques et qu’il reste donc des traces assez importantes de la culture occidentale, même le nom de la ville ou du district n’a pas changé). Petite curiosité : les habitants ne parlent pas ni l’hindi, ni le bengali mais le nepali (un héritage de l’ancien Népal m’a t’on dit).

La ligne de chemin de fer Darjeeling Himalayan Railway

Cette petite ligne de chemin de fer (DHR) de 79,27 km, a été construite en 1881 et est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999. Elle relie New Jalpaiguri (~150m) à Darjeeling (~2130m) via Siliguri et Kurseong. Enfin plus maintenant, puisque la ligne est coupée entre New Jalpaiguri et Kurseong suite à un glissement de terrain il y a plus de 3 ans.

J’ai donc pris le bus jusqu’à Kurseong puis fini en train. La voie large de 61 cm suit tout simplement une route et lorsque le train traverse un village, il passe à quelques centimètres des boutiques et des habitations qui donnent sur la route. Lorsque la route serpente avec des virages un peu serrés, la ligne de train coupe allégrement la route pour avoir des virages les plus larges possibles. Comme partout, le train a la priorité sur tous les autres véhicules, et malgré un sifflement permanent pour se signaler, certains véhicules évitent la collision de justesse après un virage sans visibilité. Pour l’époque, cette ligne représentait une véritable prouesse technologique : utiliser un minimum d’infrastructure avec une locomotive la plus légère possible. Les locomotives sont maintenant au diesel pour les dessertes régulières et à vapeur pour les circuits touristiques. Vitesse moyenne du train : 12 km/h ; tellement lent que l’on arrive à pendre le train en route !

La production de thé

En 2 mots, car il y a des sites spécialisés qui vous expliquent tout. Il y a chaque année 3-4 récoltes (flush) sur chaque théier : la 1ère de mi-mars à mi-avril, la 2ème de mi-mai à mi-juin, la 3ème après la mousson de mi-octobre à mi-novembre et éventuellement une 4ème intermédiaire entre la 2ème et la 3ème récolte.

La 1ère récolte permet d’avoir des jeunes feuilles vertes peu oxygénées et un arôme très prononcé. Puis au fil des récoltes, les feuilles s’oxygènent d’avantages et perdent un peu plus de leurs arômes. Plus le temps passe, plus les feuilles récoltées noircissent, jusqu’à perdre complètement de leurs arômes. Bien sûr, les prix baissent drastiquement au fil des récoltes, mais pas les arômes (il y a peu de différence entre les 2 premières années).

Le thé blanc s’obtient uniquement avec de jeunes de pousses (le tout début de la 1ère récolte), séchées au soleil sans traitement mécanique. Pour obtenir du thé vert, il suffit simplement de hacher les feuilles en une ou plusieurs fois, selon que l’on veut des petites feuilles ou de la poudre. Pour le thé noir, on oxygène le thé vert et on l’assèche, ce qui lui donne une forte saveur au détriment de l’arôme.

En posant la question de savoir quel thé est meilleur pour la santé, tous m’ont répondu le thé vert (ou blanc). Et pourtant, bizarrement la consommation de thé noir est nettement plus importante que celle du thé vert. Bien que le thé vert coûte moins cher à produire, les tarifs sont donc plus élevés (le thé blanc coûte très cher en raison de sa production très limitée). Bref, pour une raison qui m’échappe dans ce cas-ci, l’homme préfère s’abîmer la santé avec des produits transformés qui donnent « apparemment » plus d’énergie (me dit-on).

Sur 46 pays qui produisent du thé au niveau mondial (4,484 million de tonnes en 2010), la Chine est 1ère (33%), suivie de l’Inde (22%) ; très loin devant les autres pays (le Kenya est en 3ème place avec 9%).

Les lieux visités

  • le temple bouddhiste (tibétain) Bhustia Busty : joli mais sans plus ;
  • l’église-cathédrale catholique du diocèse : cachée en contrebas de la route principale (en face de la bishop’s house), on peut admirer de jolies vitraux (rare en Inde). L’église est ouverte uniquement pendant les offices ;
  • le temple Mahakal Mandir Parichalak Samity : ce temple est perché au point le plus haut de Darjeeling, qui offre normalement une belle vue sur les alentours par temps dégagé ce qui n’est pas le cas durant la mousson (brume de chaleur). C’est un temple mi-hindouiste mi-bouddhiste où les fidèles viennent recevoir des bénédictions d’un hindou et d’un moine bouddhiste en même temps. C’est la première fois que je vois cela en Inde ;
  • la Happy Valley : c’est un des nombreux jardins où l’on cultive le thé. Clairement, ce n’est pas le plus joli mais, il est situé juste en contrebas de la route principale ; c’est le plus proche qui évite de faire des kilomètres. Il y a aussi une usine de production de thé blanc, vert et noir que l’on peut visiter très sommairement, avec la possibilité d’acheter du thé directement sur place. Pour la méthode de fabrication, je vous renvois aux photos de Munnar (état du Kerala) ;
  • les boutiques de thé : il y en a très peu. Il y a 2 grosses enseignes qui vous proposent des centaines de thé différents provenant de différents jardins de la région, avec la possibilité de sentir les thés ainsi que de déguster une tasse de thé à prix d’or (40-50 roupies) ou bien les tous petits marchands qui ne vendent que le thé. Les boutiques sont très belles et l’on trouve tous les accessoires pour le thé au prix local. Pour vous donner une idée de prix sur le thé vert : en France, c’est ~70-120 euros le kg pour du thé de qualité. En Inde, cela va de 1000 à 30000 roupies le kg (de ~14 à ~400 euros) avec une moyenne de 2500 à 12000 roupies (de ~30 à ~160 euros) selon la qualité du thé (la période de cueillette). A titre d’exemple : le thé vert Namringupper de cette année, 2nde fleur : 3500 roupies le kg (~45 euros) ; leTulsi green tea de l’année dernière (thé avec des aromes naturels) : 1500 roupies le kg (~20 euros) et la boite de 25 sachets de thé : ~150 roupies (~2 euros).

 Kalimpong

Kalimpong (~1250m)

Situé à 54 km à l’est de Darjeeling, c’est un autre lieu touristique nettement moins agréable que Darjeeling. La ville en soit n’a aucun charme, par contre il y a des lieux religieux qui valent vraiment le détour, si… on arrive à les trouver.

Après Bishnupur, me voici à la chasse aux lieux religieux, cachés et éparpillés un peu partout. Normalement, il y a un office du tourisme, mais personne ne sait exactement où il se trouve. Me voyant tourner en rond, un chauffeur de taxi m’a gentiment proposé son aide et m’a donné vaguement les directions des lieux que je souhaitais visiter (pas question de prendre le taxi, l’objectif était de tout faire à pied). A Kalimpong, les habitants ne connaissent pas leur ville, et même avec un GPS et une connexion internet cela n’a pas été facile. Mais bon avec de la persévérance, j’y suis arrivé.

Autour de Kalimpong, il y a aussi des plantations de thé (district de Darjeeling) que l’on peut visiter, mais aucune boutique de thé comme à Darjeeling (juste des bouis-bouis qui vendent du thé en vrac). Là aussi, le népali est la langue des habitants.

Les lieux visités

  • la chapelle du couvent st Joseph : à 3 km du centre (sur la route principale avant d’arriver en ville), elle se situe dans la cour de l’école tenue par les sœurs de saint Joseph de Cluny (communauté religieuse française) ;
  • St Teresa’s Church : situé au dessus de la chapelle saint Joseph, c’est une belle église tout en bois. L’entrée est fermée par une grille en dehors des offices, mais l’on peut tout de même admirer l’intérieur et prendre une belle photo. La première de ce genre que je vois en Inde ;
  • Dharmodaya Vihar : c’est un petit temple bouddhiste situé sur la route avant d’arriver en ville ;
  • le Gaden Tharpa Choling Monastery : magnifique temple tibétain bien caché, qui contient une magnifique mosaïque d’une grande finesse, réalisée avec du sable. J’ai mis beaucoup de temps pour le trouver, et surtout pour trouver quelqu’un qui puisse m’indiquer la direction ;
  • Mary Mother of God Church : église catholique trouvée par hasard sur Google Map (ouverte pendant les offices), située dans le centre ville. Vu de l’extérieur l’église ressemble à un temple bouddhiste et est de forme carrée. Sur les murs il y a de belles peintures représentant des scènes de la vie de Jésus, avec des visages de type tibétain ! La première de ce genre que je vois en Inde. Juste à côté, se trouve une maison des sœurs Missionnaires de la charité qui m’ont gentiment offert un petit déjeuner au rarissime étranger qui vient en ces lieux.
  • Mangal Dham Temple : temple hindou situé non loin de Mary Mother of God church, ce temple au ton rose est de construction assez récente, avec une grande pièce pour accueillir des milliers de fidèles ;
  • Jangsa Gompa Temple : autre temple tibétain, situé non loin du temple hindou. Ce temple est joli mais sans plus. Par contre, j’ai pu assister à une séance de prières-méditations collective mais individualisée. Tous les jeunes moines chantaient en même temps à voix haute des versets d’écritures, chacun ayant son propre texte. Vous imaginez certainement le brouhaha que cela peut faire ; mais en fait j’ai trouvé cela très agréable, car chacun priait avec une intense ferveur. Le résultat est le même que dans les assemblées charismatiques chrétiennes lorsque tout le monde chante en langues (dans le bouddhisme, Dieu n’existe pas) ;
  • Hogmin Ngayab Zangdok Palri Phodang Tsenpo : ce temple tibétain est caché dans les hauteurs de Kalimpong, à 5 km du centre ville ; il est situé au beau milieu d’une zone militaire très bien entretenu. Il contient normalement un mandala en 3 dimensions ainsi que le Kangyur (108 volumes de textes saints bouddhistes) que le Dalai Lama emporta avec lui en 1959. Malheureusement, je n’ai rien vu de tout cela, puisque le temple était en travaux de rénovation (ponçage du parquet). Pour les curieux, j’ai fais l’aller-retour à pied ;
  • les pépinières : il y a 3 pépinières visitable librement, qui figurent dans mon guide touristique. J’en ai visité une (Shanti Kung Nursery) qui était sur une de mes routes, mais clairement elle ne vaut pas la peine que l’on fasse des kilomètres pour la visiter.

Fin de ma visite en Inde

Et voilà, presque 3 mois viennent de s’écouler. Le temps passe vite, c’est vraiment dommage que l’ambassade de l’Inde à Kathmandu ne veuille pas me donner un visa touristique de plus de 3 mois (6 mois dans d’autres pays).

Cette fois-ci, j’ai parcouru plus de 6700 km et visité ~40 villes, soit nettement moins que mes 3 derniers mois en Inde. Je n’ai donc visité que 4 états (Uttarakhand, Jammu and Kashmir, Jharkhand et West Bengal), mais se déplacer dans la chaine de l’Himalaya demande de prendre beaucoup de temps pour bien en profiter. A venir, la découverte du Sikkim.

Pour quitter l’Inde et retourner au Népal (à l’extrême est), rien de plus facile : prendre le bus à Siliguri, descendre à Panitanki et traverser la frontière sur un pont de plus d’1 km, en profitant du magnifique paysage qui s’offre à vous. J’ai mis 30 minutes pour faire les 2 km qui séparent les 2 postes frontières.

Voir les photos du Jharkhand ; du West Bengal et de Kolkata.

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