Inde – Visite de Mysore et de Kochi

Mysore (Jeudi 25 septembre – lundi 6 octobre 2014)

Après plus de 2 mois passé à Bengaluru, je poursuis ma route vers Mysore, ancienne capitale de l’Etat du Karnataka. Cette ville est assez connue pour sa fabrication de bâtons d’encens fait à la main, d’huiles pour le corps et de tissu en soie de très bonne qualité à un prix imbattable (on ne peut pas trouver moins cher ailleurs dans le pays !). Mysore est aussi connue pour sa fête annuelle d’état : Dasara qui à lieu en octobre cette année du 25 septembre au 4 octobre 2014. Mysore n’est pas très loin de Bengaluru, la fête de Dasara étant très proche, c’est en direction de Kochi : ma prochaine destination était toute trouvée.

Durant les fêtes de Dasara, il y a forcément beaucoup d’étrangers à la ville qui viennent, les hôtels, les lodges, les guesthouses du centre en profitent pour augmenter sensiblement les tarifs et affichent le plus souvent complet.

Sachant cela, j’avais demandé au directeur du centre, s’il ne connaissait pas du monde sur Mysore pour me loger. Il m’a donc fait une lettre de recommandation pour l’évêque de Mysore afin que je puisse loger à l’évêché ! Le hic : l’évêché était vide pour cause de retraite diocésaine pour une semaine et le personnel de maison ne prend aucune initiative. Par chance, un père des MEP de passage, m’a accueilli et m’a fait loger pour une nuit. Ouf !

Le lendemain, plutôt que de rester tout seul à l’évêché sans permission officielle, le jeune père des MEP m’a donc proposé de venir avec lui visiter deux anciens temples hindous à Halebid et Belur au nord d’Hassan, en attendant que tout le monde revienne à l’évêché. Au cours de cette visite, le directeur du centre me rappelle et me donne les coordonnées d’un pensionnat tenu par des prêtres de paroisse (qui détiennent aussi un collège et une université). Je rencontre donc le directeur de cette maison, il a une chambre de libre pour le temps que je souhaite. Me voici donc enfin posé pour plusieurs jours et à côté d’une église. Par contre c’est à 3,5 kilomètres du centre, mais au moins c’est tranquille.

En dehors des fêtes de Dasara, Mysore est une petite ville agréable et verdoyante. Les principales rues sont très bien goudronnées et les trottoirs praticables. Pour la vie quotidienne, je vous invite lire les conseils pour visiter Mysore.

Dasara Mysore

Les fêtes d’état de Dasara :

C’est le moment le plus important de l’année. Elles s’étalent sur une semaine avec comme moment fort la procession de 3 éléphants (dont un orné de 750 kg d’or) du palace du maharajah dans les rue de la ville pour finir sur un laser show dans un stade. Tous les soirs ont lieu à divers endroits de la ville des animations et le palace est illuminé de ses 96000 ampoules. C’est assez impressionnant. Cette fête remonte au XVème siècle en l’honneur du dieu hindou Chamundeshwari qui a tué le démon Mahishasura (Mysore est un dérivé de Mahishasura). Les fêtes ont évolués au fil du temps, et cela attire toujours beaucoup de monde ; tellement, que je n’ai pas pu acheter un ticket et avoir une place pour le laser show (le stade contient 22000 places). En soit ce n’est pas dramatique, puisqu’il y avait une grande animation gratuite la veille au même endroit dans le même style que celle du laser show. Etant logé juste en face, j’ai donc profité de l’ambiance bordélique autour du stade (les policiers indiens ne savent pas gérer correctement la circulation) et des feux d’artifices.

Ooty (Udagamandalam), Coimbatore, Trissur (lundi 6 octobre – jeudi 9 octobre 2014)

Pour continuer ma route en direction de Kochi (Cochin), j’ai préféré passé par le centre au milieu des montagnes plutôt que de prendre un train de nuit. En fait ma principale motivation était de prendre un petit train à vapeur à Ooty. Le voyage en bus a duré 7 heures sur des petites routes de montagnes cabossées. Le voyage a été long et stressant, car les chauffeurs de bus en Inde roulent vite. Côté paysage, je me suis régalé.

Train ligne Nilgiri

Ooty est connu pour la fabrication de ses chocolats fait maison (le chocolat n’existe pas dans les boutiques en dehors de quelques grands supermarché), j’en ai donc bien profité même s’il n’est pas aussi bon qu’en France. Il n’y a rien à faire à Ooty (les choses intéressantes sont aux alentours), je ne pouvais pas rester où j’ai dormi, aussi je suis repartis le lendemain pour prendre le fameux petit train à vapeur de la ligne Nilgiri (Ooty – Mettupalayam), classé Unesco. Les places sont limitées, la demande est forte, il faut donc réserver longtemps à l’avance. Ne l’ayant pas fait, j’ai donc juste fait la moitié du trajet en train, puis le reste en bus jusqu’à Coimbatore (et des paysage toujours magnifiques).

Coimbatore est une ville importante du coin où il n’y a rien à faire, je m’en suis servi comme d’une étape car il n’y avait plus de train pour continuer ma route. Cela dit, j’ai trouvé par hasard une église desservie par une communauté de capucins qui m’ a accueilli pour une nuit (vive le gps).

L’étape suivante est Trissur (mentionnée dans les guides touristiques) : la ville ne mérite pas que l’on s’y arrête, même s’il y a une magnifique église gothique. Sachant qu’il y aussi une communauté de capucins à côté d’une église, je suis donc allé les rencontrer. En fait c’est une maison de formation. Ma rencontre avec le supérieur a été difficile du fait que je sois étranger… Toutefois, il m’a tout de même logé puisqu’il était tard, mais j’ai dû repartir le lendemain matin…

Kochi (Cochin) (jeudi 9 octobre – jeudi 16 octobre)

Après 4 jours de déplacements, je pose donc mon sac à Ernakulam, ville située en face de Kochi (presqu’île).

Ernakulam

Ernakulam est une ville assez moderne, avec des bâtiments assez imposants et énormément de magasins en tous genres (spécialement des bijouteries). Il n’y a rien à visiter à part 2 temples hindous. Toutefois, c’est un lieu stratégique pour prendre les trains et les bus, aussi les logements pour les étrangers sont pris d’assaut. D’habitude, je commence par chercher une église (il y en a très peu dans une ville) pour me loger à côté (les messes sont tôt le matin), mais là j’étais trop fatigué. Au détour d’une rue, un homme m’interpelle et me demande si je cherche une chambre. Je n’ai rien à perdre, je vais dans son hôtel pour voir ce qu’il en est. Je négocie les prix, et me voilà installé dans une chambre individuelle sans fenêtre avec une salle de bain personnelle pour un prix parmi les plus bas de la ville et placé à proximité de tout (train, bus, ferry, commerces). Et le top, en regardant sur le gps, j’ai une église à 700 mètres… Je m’installe donc pour une semaine.

Fort Kochi

Kochi est la principale destination touristique de l’état du Kerala. En fait c’est une presque île situé en face d’Ernakulam. Pour y accéder, sans faire de gros détour par la route, un service de liaison par ferry permet de s’y rendre facilement. Le bout de la presqu’île de Kochi s’appelle fort Kochi et c’est tout petit. Tout ce qu’il y a à visiter sur 1-2 jours est concentré à cet endroit. Actuellement, il n’y a pas grand monde et cela m’arrange, la haute saison étant de novembre à mars. La contrepartie, le touriste étant une denrée rare pour les commerçants, me revoilà sollicité de toute part.

Le premier jour, j’ai accepté de faire un tour en rickshaw, afin de repérer plus facilement ce que je voudrais revoir par la suite plus tranquillement (sans oublier de visiter quelques magasins). Une fois le tour fini, un autre chauffeur m’a proposé de m’emmener gratuitement là où je voulais aller à pied et de m’offrir un plat de nourriture en échange de quelques visites de magasins (4 au total). J’ai accepté, cela m’arrangeait et le chauffeur aussi. J’ai fais cela, parce que j’avais du temps et c’est aussi une manière de rencontrer les locaux (et j’apprends plein de choses au passage).

A savoir : à chaque fois qu’un chauffeur de rickshaw vous fait entrer dans un magasin, il gagne un coupon d’essence. Avec 3 coupons, il gagne 1 litre d’essence. C’est donc dans son intérêt de le faire et c’est pourquoi il insiste parfois lourdement pour que vous entriez dans le magasin même pour 1 minute. Le « jackpot » pour eux : vous faire payer la course et entrer dans le magasin. Cela dit, un chauffeur de rickshaw ne roule pas sur l’or.

A Kochi, il y a 2 choses uniques au monde :

– La bourse au poivre (qui ne se visite pas), c’est une salle de marché qui gère les cours du poivre du monde entier ;

– La technique de pêche avec des carrelets chinois. C’est une technique d’origine chinoise pour pêcher les poissons (voir les photos). J’ai été invité par un pêcheur à venir le rejoindre sur son installation. Il y a 5 familles qui travaillent ensembles, pour lever et baisser le filet 200 fois par jour ! Actuellement les temps sont dur, la faute à des algues venues d’une ville située au sud et qui sont rapporté par les bateaux. Cela rend la pêche difficile (que des tous petits poissons).

Je suis revenu une deuxième fois à Kochi pour finir de visiter les monuments qui étaient fermés lors de ma première visite et de manger du poisson fraîchement pêché pour le déjeuner (la deuxième fois en 3 mois). Le hic : les indiens coupent toujours les viandes et le poisson en morceau directement, ce qui le rend difficile à manger à cause des multiples bouts d’arêtes…

Voir les photos du Karnataka et du Kerala.

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