Chine – Visite de Beijing et de Shanghai

Visite de Beijing (samedi 6 août – mardi 9 août)

Beijing

Beijing (Pékin pour les francophones) est la capitale de la Chine mais aussi de la seconde puissance économique mondiale ; elle est situé 540 km au nord-ouest de Qufu. La ville a gagné 10 millions d’habitants de 1950 à 2000, puis doublé en 2015 ; c’est la 2ème plus grosse ville derrière Shanghai.

Comme toutes les autres villes de Chine, Beijing est une ville moderne, assez bien équilibrée au niveau de l’urbanisme et de l’environnement. Ce qui la distingue un peu des autres villes, ce sont les quartiers Hutongs, l’importante cité interdite et le mausolée du père de la nation Mao Zedong. Pour se déplacer, les bus et les lignes de métro vous emmènent rapidement et facilement partout dans la ville.

Les lieux visités

  • Xishiku Catholic Cathedral : la cathédrale Saint Sauveur a été originellement construite par les Jésuites en 1703 dans l’enceinte de la cité interdite, puis a été déplacée à proximité sur ordre de l’empereur Guangxu en 1887 (= détruite puis reconstruite). L’intérieur est splendide et magnifiquement décorée en rouge et en vert. La cathédrale est un des lieux les plus visités de la ville ;
  • Xuanwumen Catholic Cathedral : la cathédrale de l’Immaculée Conception a été construite en 1605, mais la structure actuelle date de 1904. Le style est baroque et donc assez imposant, mais en Chine le baroque est plutôt rare ;
  • Wanfujing Catholic Church : une autre belle église catholique ;
  • Les quartiers hutong : hutong siginifie « puits » en mongol, ce sont à l’origine des habitations qui ont été construites autour des points d’eau, puis par expansion, ont formé des quartiers reliés par des rues et des ruelles. La cité interdite se trouvait au centre, et les habitants vivaient autour par cercle concentrique selon la classe sociale. Aujourd’hui, ils ne restent que quelques hutong noyés dans la ville ; de la rue des panneaux indiquent le nom des quartiers hutong. En gros, on entre par une petite porte et l’on se retrouve dans des minis ruelles entourées de maisons entassées les unes sur les autres. Ici la vie est très différente du monde moderne, tout est petit (rues, maisons…) et pour gagner un peu de place, chacun étale ses affaires dans les ruelles ;
  • Forbidden City : « la cité interdite généralement appelé par les chinois le Palais ancien, également appelé Musée du palais est le palais impérial au sein de la Cité impériale de Pékin dont la construction fut ordonnée par Yongle, troisième empereur de la dynastie Ming, et réalisée entre 1406 et 1420. Ce palais, d’une envergure inégalée (72 ha, 960 m * 750 m) fait partie des palais les plus anciens et les mieux conservés de Chine. » (Extrait de Wikipédia). C’est donc une véritable ville interdite au public où 24 empereurs y ont été couronnés sur plus de 500 ans. En 1911 la cité cessa d’être le centre politique du pays, à ouvert ses portes au public en 1924 et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987.  L’entrée se situe côté sud, et l’on remonte vers le nord en traversant des portes et des cours. L’intérieur des bâtiments ne se visitent pas sauf ceux qui ont été transformés en musées. Ce qui m’a le plus impressionné, est la taille impressionnante de la cité et l’architecture des bâtiments est magnifique. Ce qui est moins bien : tous les bâtiments se ressemblent et il y a beaucoup de monde ; donc difficile d’apprécier dans le calme la cité. Compter 4-5 heures pour faire tout le tour sans trop trainer ;
  • Jingshan Park : c’est là où tous les touristes vont après avoir visité la cité interdite. Ce parc situé juste au nord de la cité, offre un point culminant avec une vue plongeante sur la cité. Pour bien apprécier la vue, mieux vaut aller le matin ou le soir pour éviter d’avoir le soleil en pleine figure.

Badaling

The Great Wall (la grande muraille)

« La grande muraille est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et à plusieurs endroits entre le IIIème  siècle av. J.-C. et le XVIIème siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C’est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface et en masse. »

« En avril 2009, l’Administration d’État chargée du patrimoine culturel, ayant utilisé des technologies de mesure plus récentes, révise cette mesure et déclare une longueur de 8 851,8 km dont 6 259,6 km de murs, 359,7 km de tranchées et 2 232,5 km de barrières naturelles, telles des montagnes ou des rivières. Le même service a publié en juin 2012 une mise à jour de son étude, et estime désormais à 21 196,18 km la longueur totale de la Grande Muraille. Cette nouvelle estimation prend en compte des parties actuellement détruites. » (Extraits de Wikipedia.) La hauteur est de 6-7 mètres et la largeur de 4-5 mètres.

La 7ème merveille du monde a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997. Plusieurs sections se trouvent non loin de Beijing, qui sert donc de point de chute pour aller faire une petite escapade. Il y a les sections restaurées, les semi restaurées et les non restaurées qui partent en ruines. Depuis Beijing, les bus et les taxis permettent d’atteindre les différentes sections en prenant plus ou moins de temps selon les dessertes. Clairement, il n’y a qu’une section visitable en une journée depuis Beijing (et ça prend toute la journée), pour les autres la nuit sur place est incontournable.

Devant le peu de temps que j’avais devant moi (2 semaines de visa), je me suis rabattu sur la section de Badaling à 65 km au nord-ouest de Beijing. C’est la section entièrement restaurée la plus visitée par les touristes, accessible facilement en bus.

Badaling Great Wall

Pour ne pas arriver trop tard, les touristes font la queue tôt le matin et attendent patiemment que tous les bus de la ligne 877 les emmènent directement au pied du mur ; et les 2 files d’attente étaient très longues. Me concernant, j’avais voulu prendre le train (une autre possibilité), mais la ligne était fermée avec un panneau disant d’aller prendre le bus 877 ou un autre bus au même endroit. Etant un peu plus futé que les autres, j’ai pris cet autre bus réservé aux résidents pour les dessertes locales. En fait prendre ce bus n’est pas interdit, mais tout le monde me renvoyait au bus 877 et j’ai du insister pour le prendre. Et voilà, je suis parti sans faire la queue et surtout d’être avec les résidents et cela m’a permit de ne pas arriver trop tard.

La section du mur de Badaling fait 80 km, mais seulement 3 km ont été restauré et ouvert au public. Il y a la partie nord, noire de monde car c’est là que le bus 877 déverse le flot de touristes qui se précipitent sur l’entrée qui conduit directement à l’extrémité nord (côté est) et ceux qui arrivent du côté ouest, se jettent sur le téléphérique pour aussi arriver à l’extrémité du côté nord.

Et puis il y a le côté sud, où il y a très peu de monde, l’entrée se faisant par la porte au milieu de la section, accessible du côté est et ouest (d’où je suis arrivé) ; cette porte permet aussi d’accéder à la partie nord. Etant toujours un peu plus malin que les autres, je n’ai visité que la section sud. L’avantage, est qu’une fois arrivé à l’extrémité sud, on se tourne vers le nord (donc le soleil est dans le dos lorsqu’il fait beau) pour admirer le magnifique paysage ainsi que l’intégralité de la section restaurée et en toute tranquillité.

La construction de la muraille en pierre est très impressionnante, c’est carrément une œuvre monumentale. La muraille se trouve en hauteur sur des crêtes, avec à certains endroits des dénivelés très importants. Donc pour les visiteurs, soyez en forme physiquement car les dénivelés sont éprouvants d’autant qu’il y a pas toujours des marches et prenez avec vous 2 litres d’eau s’il fait chaud. Et s’il pleut, ne pas y aller car les pierres seront trop glissantes.

Au final, je suis assez content de ma visite et je ne la regrette pas d’autant que j’ai pu éviter le flot touristique. Ouf.

Shanghai

Visite de Shanghai (mardi 9 août – dimanche 14 août 2016)

Shanghai

Bienvenue à la capitale économique du pays, la ville la plus importante du pays avec ~24 millions d’habitants. Shanghai est située sur la côte est non loin de la mer et non loin de Suzhou. Comme d’habitude, c’est une ville résolument moderne surtout avec le second gratte-ciel le plus haut du monde, mais qui arrive à préserver ses vieux quartiers et qui offre un cadre de vie agréable et verdoyant. Shanghai s’agrandie jours après jour et les immeubles poussent comme des champignons, plusieurs dizaines à la fois.

Une des particularités de la ville, est que celle-ci se trouve sur un emplacement stratégique du pays, donnant accès à la mer. Aussi, la ville a connu durant de nombreuses guerres des occupations de nations étrangères, qui ont laissé de nombreuses traces telles que les quartiers « concessions ». Bref, pour voir de l’ancien, du présent et avoir une idée du futur, Shanghai est le lieu idéal. Si comme moi, vous pensez que Shanghai peut ressembler aux grosses villes des Etats-Unis (des buildings partout, des routes immenses….) et bien détrompez vous. Bien que la ville soit grande, elle est loin d’être immense en superficie et encore moins en hauteur.

Les lieux visités

  • Le quartier des concessions françaises : ici pas de hauts buildings, mais plutôt des maisons résidentielles (rare dans les villes du pays) avec des jardins ;
  • Les models quarters : comme à Beijing sur le modèle des hutong, il reste des mini quartiers où s’entassent des maisons le long des ruelles. Ceux de Shanghai sont nettement plus grands et des voitures peuvent y circuler. Là aussi, on entre par une porte discrète gardée par un gardien, et vous vous retrouvez dans un autre milieu de vie ;
  • Les églises : c’est dans cette ville que l’on en trouve le plus, il est donc facile d’aller prier sans faire trop de kilomètres. Le hic, la plupart des églises restent fermées en journée, et la cathédrale catholique normalement ouverte est fermée pour plusieurs mois pour travaux… De l’extérieur, les églises sont de types occidentales ;
  • The Bund : c’est le centre des affaires de la ville ; ici les hauts buildings règnent en maitre, tout est très moderne et l’on peut même suivre le cours de la Bourse dans la rue. Se trouve ici la Shanghai Tower, le 2ème plus haut gratte-ciel du monde avec ses 632 mètres et le World Financial Center en 9ème position avec 492 mètres. Pour monter dans les hauteurs, vous êtes obligé de payer un ticket à prix touriste (plus de 100 yuans). Toutefois, j’ai pu monter gratuitement au 52ème étage du World Financial Center gratuitement ;
  • The Old Shanghai : ce quartier fait face au Bund, séparé une rivière. Ici, pas de hauts buildings, que de vieux logements anciens, plutôt sales et insalubres. Ca tranche carrément par rapport au reste de la ville, mais c’est aussi la vie chinoise plus authentique comme dans l’ancien temps. Au moment de ma visite, il y avait des dizaines de maisons en travaux, et la chaussée creusée pour la pose des compteurs d’eau et l’accès à l’eau dans les maisons.

Sheshan

Sheshan

Sheshan est situé à ~35 km à l’ouest de Shanghai, c’est un lieu très connu pour les catholiques Chinois mais aussi dans le monde ; puisque c’est ici que se situe le sanctuaire marial du pays. Dans le minuscule sanctuaire, perché au sommet d’une colline, se trouve la plus grande basilique de l’Asie du sud-est dédié à Marie, Secours des Chrétiens, pouvant accueillir 3000 fidèles. Ce n’est pas un lieu d’apparition.

« Le sanctuaire consacré à Notre-Dame de Sheshan se trouve à quelque 35 km de Shanghai. Sheshan doit son nom à un ermite, She, qui aurait vécu sur cette montagne (shan). C’est en 1863 que le supérieur de la communauté des jésuites de l’époque, à Shanghai, fait l’acquisition du flanc sud de la montagne de Sheshan pour y construire une maison de repos et une petite chapelle. Le site jouit d’une belle vue sur un bois de bambou. La chapelle est consacrée le 1er mars 1868 à « Marie Aide des Chrétiens ». Les fidèles prennent l’habitude de s’y rendre chaque année pour le 24 mai, fête de Marie Auxiliatrice. Le 24 mai 1871, en action de grâce pour « la protection spéciale de Notre Dame » au diocèse de Shanghai lors de la rébellion des Taiping, la construction d’une basilique est entreprise. Le pape Pie IX accorde en 1874 le don de l’indulgence à tous les pèlerins qui accompliront un pèlerinage pendant le mois de mai. Le sanctuaire gagne une nouvelle église en 1894, celle de Zhongshan (‘à mi-montagne’), consacrée à Marie Médiatrice, puis d’autres chapelles, consacrées à la Vierge, à Saint Joseph et au Sacré-Cœur de Jésus. Un chemin de croix serpente dans les allées qui montent vers la basilique. En 1924, les évêques de Chine consacrent leur nation à la Vierge Marie et une impressionnante statue de Notre Dame portant l’Enfant-Jésus à bout de bras au-dessus de sa tête est placée au faîte de la basilique. Cette statue de bronze de près de quatre mètres sera détruite durant la Révolution culturelle (1966-1976), puis restaurée et replacée en 2000 au sommet de la tour de la basilique. » (Extraits du site internet eglasie.mepasie.org).

Pour ceux qui veulent voir la basilique dans son ensemble, vous pouvez l’apercevoir depuis la station de métro Sheshan en restant sur les quais et en regardant du côté ouest, et même prendre une photo si vous avez un bon zoom.

Fin de ma visite de la Chine

15 jours viennent de s’écouler, je quitte donc la Chine pour revenir sur Hong Kong. Je ne pense pas y revenir de sitôt en tant que touriste, tant que les conditions d’accueil n’auront pas évolués dans le bon sens. Malgré des contraintes pénibles à tous les niveaux, la Chine est un pays à découvrir sans trop tarder à cause du tourisme de masse qui le ronge à grande vitesse. S’il y a 2 pays à visiter en Asie du sud-est pour découvrir des cultures, des croyances et des histoires multiséculaires, c’est bien l’Inde et la Chine.

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Voir les photos de Shanghai, de Beijing, de la cité interdite et de Badaling.

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