Inde – Visite du Rajasthan

Visite du Rajasthan (Mardi 10 février – Dimanche 1er mars 2015)

Me voici arrivé dans le pays des maharajahs. Le paysage change bien, il ressemble un peu à la région du Kutch : du plat avec des collines, de couleur plutôt jaune. Je sens que le climat est plus sec que dans le Gujarat. Actuellement, ne pleuvant pas, tout est archi sec, il y a juste de l’eau dans les grands lacs, les fontaines par exemple sont vides. Comme dans le Gujarat les températures montent facilement à 30°C dès midi en hiver (actuellement). L’été cela peut monter à 50°C. C’est donc le bon moment pour visiter cet état.

L’état du Rajasthan est l’état incontournable dans un circuit touristique, surtout lorsqu’on visite l’Inde pour la première fois. Udaipur, Jodpur, Jaipur (la capitale du Rajasthan) et Jaisalmer sont les destinations phares, donc un maximum de touristes, les Français en première position. Les descriptions des guides touristiques, les paquettes d’agences de voyages et les témoignages que l’on peut lire ici et là, laisse à penser qu’il faut absolument visiter ces villes. J’ai donc visité le Rajasthan avec cela en tête et cette impression que je vais voir de belles choses. Quelle seront mes impressions, avec tout ce que j’ai vécu auparavant en Inde ? Lisez la suite.

Et aussi : chaque ville importante est fortifiée, avec un fort en son centre ainsi qu’un palais pour le maharajah qui gouverne sa région. Le mot maharajah veut dire « grand chef », « grand roi » en sanskrit.

Mount Abu

Au sud du Rajasthan, Mont Abu est une petite ville cachée dans les montagnes à 1219 mètres d’altitude. A 2,5 km de là, se trouve 5 temples jaïns (Dilwara temples) dédiés au 1er, 22ème, 23ème et 24ème tirthankar. Les temples, en marbre blanc, datent du XIème-XIIIème siècle, le plus grand est celui qui a la plus belle architecture et la plus fine de tous les temples jaïns. Et c’est vrai que c’est vraiment impressionnant de voir ce que les hommes peuvent faire : tout a été sculpté à la main ! Mount Abu est un des 10 lieux sacrés pour la communauté jaïne. Le lieu étant petit, la visite se fait assez rapidement, à moins de scruter du regard tous les détails du temple qui se ressemblent.

En dehors de cela, il y a la possibilité de se promener autour du lac ou bien dans la nature. Se loger ne pose absolument pas de problème, il y a des dizaines de logements de toutes les catégories, à tous les prix. Au moment où je suis allé, c’était très calme ; ce qui était parfait pour moi.

La curiosité : il y a un petit musée dédié au renouveau spirituel, où l’on rentre par la porte du paradis ! J’ai pris quelques photos afin de vous montrer ce que cela représente. Pour les explications se reporter à cet article.

Udaipur

Udaipur

A 150 km à l’est de Mount Abu, Udaipur (XVIème siècle) est une des villes incontournables du Rajasthan où les touristes étrangers s’y arrêtent en nombre. Les quelques choses à visiter sont toutes regroupées autour du lac Pichola (le quartier des touristes) ainsi que toutes les commodités sauf les bus et les trains à 4 km ! La ville compte plus de 800 hôtels dont 150 autour du lac qui acceptent les touristes (en fait, qui possèdent le formulaire C que doivent normalement remplir les étrangers à chaque étape dans un logement).

Le logement : j’ai préféré rester près des transports, plutôt que d’être dans le quartier à touristes. Le hic : malgré un nombre impressionnant d’hôtels, tous m’ont refusé pour cause de mariage (avec apparemment des centaines / milliers d’invités ?) ou bien parce qu’ils n’avaient pas ce fameux formulaire C. Par chance, j’ai réussi trouver un hôtel dans une petite rue qui a bien voulu m’accepter et sans formulaire C. Après ma visite de la ville, vers 20h, j’apprends du patron (absent la journée) qu’il ne peut pas me garder, puisqu’il n’a pas le formulaire C. Après discussion (je n’avais pas envie de me retrouver à chercher un hôtel en pleine nuit), après renseignements auprès du service d’immigration de la ville et de longues recherches, il a réussi à trouver le formulaire C que j’ai pu remplir. Le patron très correct, à tout fait pour arranger les choses et me garder. En fait, il n’a jamais accueilli d’étranger dans son hôtel, il ne connaissait pas la procédure à appliquer et surtout, il ne voulait pas d’ennuis avec la police qui apparemment surveille de près les étrangers. Ouf, j’ai pu rester sur place.

La ville offre quelques belles constructions, des petites rues bordées d’anciennes maisons et le grand lac Pichola qui permet de prendre de magnifiques photos avec des reflets de couleurs sur l’eau, notamment avec le coucher de soleil. Il y aussi la possibilité de faire un tour de bateau sur le lac et visiter le Jag Mandir bâtit sur un ilot (qui sert de lieu de réception), mais les tarifs touristiques proposés m’ont plutôt incité à garder mon argent pour autre chose.

Le city palace : c’est un ancien fort qui est maintenant un palais offrant diverses prestations : hôtel, musée, galerie d’objets en cristal, une collection de voiture, un tour de bateau sur le lac, lieu de réception de mariages… Bref, tout est payant, même pour se promener dans le bout de jardin qui offre la meilleure vue sur le lac. J’ai juste visité le grand musée qui, pour un petit prix, permet d’admirer divers objets ayant appartenu à des maharajahs ainsi que de magnifiques peintures sur toile. Autre chose que permet le musée : déambuler dans de nombreuses pièces et couloirs, permettant d’admirer un peu l’architecture intérieure des bâtiments. Je recommande ce musée. Quant au reste : les prix sont tellement élevés, que je n’ai rien visité d’autre.

Sinon, il y a la possibilité de monter sur une colline à proximité pour admirer Udaipur de haut gratuitement. C’est aussi un bon plan pour admirer les coucher de soleil. Le parc qui fait office de zoo et de cultures de fruits et légumes offre un cadre idéal pour se reposer au milieu de toute l’agitation et du bruit de la ville.

Mon impression : 2 jours maximum suffisent pour tout visiter. Le quartier à touristes relativement petit est sympathique, et les vieilles maison aussi. Cela dit, il n’y a pas un grand intérêt architectural dans les constructions, il y a nettement mieux ailleurs. J’ai donc été un peu déçu par cette ville, et notamment par le fait que les touristes soient tous regroupés au même endroit. Le reste de la ville n’a absolument aucun intérêt.

Chittaurgarh

Chittaugarh est situé à une centaine de kilomètres au nord-est d’Udaipur. J’ai donc fait l’aller-retour dans la journée depuis Udaipur, en partant tôt le matin. La seule chose intéressante est la visite d’un des plus grands forts du Rajasthan : 5 km de long sur 600 mètres de large et les remparts sont dans un excellent état. Le fort est situé à 10 km du centre ville, donc rickshaw quasi-obligé.

A l’intérieur du fort, l’on pourrait s’attendre à voir beaucoup de bâtiments compte tenue de la superficie. En fait non, c’est plutôt la campagne : il y a très peu de construction. En fait, les quelques monuments à visiter sont éparpillés ici et là, obligeant le visiteur à faire des kilomètres. Les monuments sont très bien conservés avec la possibilité de monter dans une tour. Tout visiter à pied prend une journée, mais pour aller plus vite, la visite peut aussi se faire en rickshaw, réduisant ainsi la durée de visite à +- 3 heures. C’est que j’ai fait, pour ne pas perdre trop de temps. Du coup, les choses étant allé plus vite que je ne le pensais, j’ai fais l’aller-retour en une demie journée, avec un retour en début d’après-midi sur Udaipur. Cela m’a ainsi permis de finir de visiter Udaipur sans y rester une journée supplémentaire. Si vous êtes dans le coin, je vous recommande de le visiter.

Ranakpur

Après Udaipur, direction Jodhpur à 6 heures de bus et 180 km à parcourir. Sur le trajet, je me suis arrêté à Ranakpur pour aller visiter un temple jaïn dédié à Adinatha, qui est un des 10 lieux sacrés pour la communauté jaïne. Contrairement à mes précédentes visites gratuites des temples jaïns, ici il faut payer pour visiter le temple : 200 roupies + 100 roupies pour prendre des photos. L’entrée est payante depuis un 1 an afin de couvrir les frais d’entretien, les salaires… En voyant cela, j’ai refusé de payer le ticket d’entrée et je n’ai donc pas pu visiter ce temple, j’ai juste pris des photos de l’extérieur. Oui, je ne cautionne pas le fait que l’on fasse du business avec la religion : un lieu de culte doit rester ouvert à quiconque qui désir y prier, car la religion n’est la propriété de personne.

Je me suis donc longuement entretenu avec le responsable de l’office concernant le fait de faire du business avec la religion. Sur le principe, il me comprend parfaitement et abonde dans mon sens. Mais, ce n’est pas lui qui choisit, il se contente d’appliquer les règles. Je lui ai dit que pour gagner de l’argent, ils pouvaient essayer d’ouvrir des magasins d’articles religieux, des librairies, développer l’hôtellerie… Bref, de tout faire pour laisser un accès gratuit au temple. J’ai donc laissé un long mot dans le complaint book (parmi de nombreux autres), en espérant que cela fasse évoluer les choses dans le bon sens. Malgré cette longue discussion enrichissante et le fait qu’il me comprenne parfaitement, il ne m’a pas autorisé à le visiter gratuitement…

Jodhpur

Jodhpur

Autre ville incontournable du Rajasthan : Jodhpur (fondée en 1453 par Rao Jodhaji) où les constructions sont principalement en pierres rouge-rose, ce qui lui donne un charme particulier. C’est une ancienne ville fortifiée dont il reste de longs morceaux de remparts. Se loger ne pose pas de problème, tout est prévu pour accueillir les nombreux touristes principalement dans la vieille ville, autour du fort. Qui dit vieille ville (un quartier maintenant), dit anciennes constructions, et plein de petites rues envahies par les commerces. Le point noir : la circulation incessante des motos et des rickshaws. Bref, il faut faire très attention en permanence pour ne pas avoir d’accident.

Le fort situé au milieu de la vieille ville, offre une belle vue sur Jodhpur et… ses maisons bleues. Chose rare : le fort a encore ses canons pointés sur la ville : en France c’est assez courant d’en voir, en Inde c’est ma première fois !

  • Les maisons bleues : une des curiosités de Jodhpur, sont les maisons peintes en bleues qui est la couleur des dieux et des habitations des brahmanes (prêtres hindous). Toutes sont situées dans la vieille ville ; un bout du quartier est même surnommée « blue city ». Donc après la visite du fort, je suis allé me promener dans les petites rues derrière pour aller découvrir ces maisons bleues, là où il y en a le plus. Ici, c’est tranquille car très peu touristes prennent le temps de découvrir ce quartier où il est facile de se perdre, sauf si l’on a un gps. Au détour d’une minuscule rue, j’ai rencontré des jeunes revenants de l’école, dont l’un m’a invité chez lui boire un chai, la boisson incontournable en Inde. C’est la première fois qu’il voit un étranger passer dans sa rue… Je suis donc assez content d’avoir un gps sur smartphone, cela me permet d’aller là où personne ne va.
  • Le Padamasagar talab : c’est un petit plan d’eau caché au bout d’une rue entre le quartier des maisons bleues et l’arrière du fort. Et juste à côté, se trouve une porte du rempart du fort, en bois non fermée à clé, qui donne accès à un autre plan d’eau et à une vue sur l’arrière du fort. L’endroit est vraiment caché, je suis tombé dessus par hasard !
  • Le Jaswant Thada (situé à côté du fort) : c’est un cénotaphe en marbre blanc construit à la mémoire du maharajah Jaswant Singh II. Ce lieu contient aussi 4 autres petits cénotaphes. Un cénotaphe est un monument funéraire qui ne contient pas de corps, il est élevé à la mémoire d’une personne ou d’un groupe de personnes et dont la forme rappelle celle d’un tombeau (source Wikipédia). N’oublions pas, que le cadavre d’un hindou est systématiquement brûlé. C’est la première que j’en vois.
  • L’Umaid Bawan palace : c’est l’ancien palais du maharajah Umaid Singh II (1918-1947) construit entre 1929 et 1944. C’est un des plus grands au monde. Aujourd’hui il est encore habité, sauf une petite partie qui sert de musée, ouvert au public. Le musée présente quelques objets de l’ancien maharajah, et permet de voir un minuscule bout à l’intérieur du palais, ce qui est bien dommage. A visiter ? Pour le prix du ticket d’entrée (une centaine de roupies), pourquoi pas, par contre le palais est à 3-4 kilomètres des vieux quartiers.

Le jardin de Mandore : situé à 10 km au nord de Jodhpur, à Mandore, c’est un grand jardin très bien entretenu où l’on peut visiter d’anciens temples hindous ainsi que les ruines d’un ancien fort. Endroit idéal pour se reposer au calme.

Mon impression : j’aime cette ville qui est nettement plus jolie qu’Udaipur. Là aussi toutes les commodités pour les touristes sont regroupées au même endroit dans les vieux quartiers. Ce qui est pénible est la circulation et le fait que les rues soient encombrées, ce qui ne permet pas de bien d’apprécier les choses ; sauf si l’on va dans le quartier des maisons bleues. J’ai trouvé l’architecture des vieilles maisons plus belle qu’à Udaipur. A choisir entre Udaipur et Jodhpur, je choisi sans hésitation Jodhpur.

Osiyan

Situé sur la ligne de train qui va à Jaisalmer (à 65 km au nord-ouest de Jodhpur), je me suis laissé tenté pour aller visiter un temple jaïn (Bhagwan), décrit comme étant magnifique sur le guide touristique que j’ai. Pour le visiter, il faut payer quelques roupies (10-20 roupies), j’ai donc dérogé à ma règle pour voir ce que cela donnait. Le temple est joli et bien entretenu, mais ne mérite que l’on fasse un grand détour pour le visiter. Dans ce temple, je ne me suis pas senti complètement à l’aise par le fait d’avoir payé pour visiter un site religieux. Ca devient plus un lieu touristique, qu’un lieu de prières et cela devient plutôt malsain.

Cela me rappelle certains temples hindous que j’ai visité où il y avait une obsession permanente de l’argent, qui faisait que ce n’était vraiment pas un lieu de prières, mais un lieu de business avec la religion. C’est vraiment dommage, car cela donne une mauvaise image de la religion.

N’ayant plus de train pour continuer ma route, j’ai donc fini le trajet en bus.

Jaisalmer

Jaisalmer

A 310 km au nord-ouest de Jodhpur, me voici arrivé au fin fond du désert du Thar, à une centaine de kilomètres de la frontière pakistanaise. En fait dès que l’on sort de Jodhpur, l’on entre déjà dans le désert. Plus on avance, plus le désert devient… désertique avec peu de végétation.

Jaisalmer est appelée aussi « golden city » à cause des constructions en pierres jaunes. Les anciennes maisons sont en pierre, les nouvelles constructions sont en béton, recouvertes des fameuses pierres du coin avec les sculptures qui vont bien. La ville en elle-même est petite, une journée suffit pour tout visiter. C’est une ville fortifiée avec un fort en son centre, qui n’est actuellement qu’un quartier touristique. 10-15 minutes de marche à pied depuis le centre et l’on sort de Jaisalmer pour se retrouver… dans le désert. Jaisalmer c’est bien, mais le plus intéressant, qui fait qu’il y a beaucoup de touristes qui viennent, c’est justement pour visiter le désert.

Les logements : il y en a des centaines, et comme lors de mon passage il y avait peu de touristes, je me suis retrouvé dans une foule de rabatteurs avec des propositions en tout genre à la sortie du bus. En fait, pour remplir les hôtels, certains plus malins que d’autres, ont trouvé une bonne astuce. Voici ce qui m’est arrivé :

J’étais au fond du bus pour aller à Jaisalmer. A Pokhran, à 110 km de Jaisalmer, le bus a marqué un arrêt de quelques minutes. Un homme est monté dans le bus, et m’a proposé de me loger dans son hôtel à Jaisalmer pour 150 roupies la nuit, avec eau chaude et wifi gratuit ! Il m’a laissé la carte de l’hôtel puis est descendu du bus. Je n’en revenais pas de cette proposition. J’ai donc contacté l’hôtel, qui m’a gardé une chambre au prix indiqué. Une première : j’ai trouvé un hôtel sans rien faire. Un arrêt de bus avant le terminus du bus dans Jaisalmer, un homme toque à la vitre du bus et m’interpelle. Il s’agit du frère de celui rencontré à Pokhran, qui travaille à l’hôtel et qui vient se présenter à moi. Il suit le bus en voiture. Arrivé au terminus, je n’ai même pas posé un pied dehors que je me suis retrouvé submergé de propositions en tout genre. A qui faire confiance, d’autant que plusieurs voulaient me conduire à l’hôtel qui m’intéressait ? La réponse est simple : à la seule personne qui connaissait mon nom ! Et c’est la raison pour laquelle il s’était présenté à moi avant pour être sûr de ne pas me perdre. Il m’a pris dans sa voiture pour me conduire à son hôtel, et cela gratuitement.

Arrivé à l’hôtel, un tchai m’a été offert, une photocopie du passeport et fini les formalités ! Aucun registre à remplir, tout est fait sur internet. Un vrai bonheur. Mais alors, comment les gérants font-il pour vivre avec un prix aussi bas au vu de la prestation proposée ? En gagnant leur vie sur le safari dans le désert que l’hôtel propose. En fait, tous les hôtels proposent de faire un safari à dos de dromadaire dans le désert. Chacun à son circuit et ses tarifs. Rien n’est obligatoire, mais en général les touristes se contentent de prendre les services qui leur sont proposés, et les gérants touchent des commissions.

Pour revenir à Jaisalmer,  le meilleur moment pour visiter les rues, c’est lorsqu’elles sont désertes, et que les rayons du soleil levant viennent éclairer les murs. Après 9 heures, c’est la vie quotidienne qui reprend son cours avec des rues encombrées de gens, d’animaux et de véhicules. Jaisalmer vaut vraiment le détour et les nombreux kilomètres à faire (600 aller-retour).

J’ai pu aussi avoir la messe à l’église de Jaisalmer, située en dehors et au sud du centre ville. Ici les messes ne pas tôt le matin mais à 19 heures ! C’est donc là que j’ai eu la messe du mercredi des cendres.

Les choses à visiter :

  • Le temple jaïn : situé dans le fort, il faut payer un ticket d’entrée pour le visiter. J’ai refusé de payer. Les gardiens n’ayant pas voulu me faire entrer gratuitement, je n’ai donc pas visité ce temple qui est un des 10 lieux sacrés pour la communauté jaïne. Lire le récit de mon passage à Ranakpur, pour comprendre la raison de mon refus.
  • Les havelis : ce terme désigne des maisons privées en Inde et au Pakistan, qui ont une histoire ou une architecture remarquée. En fait, la plupart des villes du Rajasthan ont des havelis, et celles de Jaisalmer font parties des choses à visiter. Il y en a 3 : la haveli de Nathmal, la haveli de Salim Singh et la haveli Patwa. La première est gratuite, la seconde il faut payer quelques roupies et la troisième un tarif plus élevé. Je n’ai visité que les 2 premières. D’une manière générale, presque toutes les façades extérieures ont une très belle et très fine architecture. Quant à l’intérieur, tout dépend de la propreté des habitants. Les constructions sont ne pas très large, mais plutôt en hauteur avec une cour à l’intérieur ; un peu comme à Paris dans certain quartier mais en nettement plus joli.
  • Le palais royal : à la lecture de la description du guide numérique que j’ai, la visite est très limité. J’ai donc préféré ne pas le visiter.
  • Le lac Gadi Sagar : c’est un petit lac à la sortie du centre qui abreuve les animaux et qui permet aux touristes de tourner en rond dedans avec une barque. Oui, cela peut paraître curieux en temps de sécheresse, mais c’est possible de trouver des points d’eau dans le désert…

Les environs de Jaisalmer :

Le meilleur moyen pour se déplacer est sans conteste la moto ou le scooter. Le problème : je n’ai pas de permis moto (je peux conduire un scooter mais uniquement en France). Pour rester indépendant, j’ai donc loué un vélo pour faire un circuit de 30 km sous le soleil. Le circuit est celui proposé par tous les guides qui consiste à faire une boucle pour visiter quelques monuments dans les villages alentours :

  • Bada Bag : visite d’une toute une collection d’ancien cénotaphes (lire la définition du mot cénotaphe dans le récit de mon passage à Jodhpur). L’entrée est payante, votre argent sert à l’entretien du lieu. Le côté éthique : quelles ont été la vie des personnes dont le lieu fait mémoire ? Est-ce toutes des personnes vraiment saintes qui ont fait du bien durant leur vie ? Où bien, il y en a-t-il qui ont causé des pertes humaines ? C’est la réflexion que je me suis faite après coup. Dans le doute, je pense qu’il vaut mieux ne pas payer et ne pas visiter ce genre de lieu. Autre chose : faire du business avec la mémoire des personnes est malsain.
  • Ramkunda : temple hindou, qui n’a vraiment rien d’extraordinaire.
  • Roopsi : minuscule temple hindou (de la forme d’un cube) perché en haut d’une colline. Non visité, je suis reparti avant à cause d’une mauvaise rencontre avec une jeune qui exigeait que je paie 100 roupies pour avoir pris une photo d’une femme qui m’avait demandé de la prendre en photo…
  • Lidarwa : temple jaïn que je n’ai pas visité à cause du ticket d’entrée à payer.
  • Amar Sagar : temple jaïn où là aussi il faut payer pour visiter. Le gardien a été sympa, il m’a laissé entrer dans le jardin gratuitement pour prendre une photo. Mais, je n’ai pas visité l’intérieur du temple…
  • Kudhar : à 18 km au sud-ouest de Jaisalmer, c’est un ancien village en ruine abandonné, dit-on, aux mains des fantômes. Je n’ai pas visité ce lieu, parce que trop loin pour y aller en vélo !
  • Les dunes de Sam : à 40 km à l’ouest de Jaisalmer et mentionné dans les guides touristiques, se sont de petites dunes de sable. En fait le désert est caillouteux avec de la broussaille et quelques arbres. A différents endroits du désert, l’on peu trouver diverses petites dunes de sable. Le désert du Sahara, c’est du sable à perte du vue. Ici, c’est très localisé.

Pabu ki Dhani :

Pabu ki Dhani est un lieu situé à 28 km au nord de Jaisalmer où vivent Pabu (originaire du lieu) et sa femme Capucine, une française. Ils développent un tourisme éthique et solidaire et accueillent les visiteurs pour leur permettre de découvrir la vie dans le désert. Ils ont pour cela développé une hôtellerie où il est possible de dormir dans des huttes (à 2500 roupies par jour en pension complète, sans compter le trajet pour y aller). Ils soutiennent l’association Malenbaï qui vient en aide aux familles les plus pauvres du désert du Thar. Une chaine de télévision française avait diffusé un reportage sur ce lieu il y a 2 ans.

Pour découvrir d’avantage la vie dans le désert, à la suite de mon safari, j’ai voulu passer une journée pour découvrir le lieu sans dormir. J’ai donc contacté Capucine pour avoir les renseignements, en lui expliquant mon intention et que les prix sont pour moi beaucoup trop élevé. Rendre visite une journée n’est pas possible, il faut passer au moins une nuit sur place. Apparemment, il y a beaucoup de demande, et Capucine n’a pas le temps de passer gratuitement du temps avec les visiteurs, sinon ils ne pourraient plus vivre me dit-elle. Ah bon ! En quoi le tourisme est-il éthique et solidaire s’il y a une discrimination des visiteurs pour un motif purement financier ? Je n’ai donc pas pu découvrir ce lieu, dommage…

Le désert du Thar :

C’est un tout petit désert comparé à d’autres, qui longe la frontière pakistanaise sur plusieurs centaines de kilomètres. Le désert est habité par des personnes, des animaux (essentiellement des chèvres), des éoliennes et des lignes électriques à haute tension. Oui, le désert est envahi par les éoliennes du gouvernement, car le vent souffle très régulièrement. Par contre, l’électricité dans les villages n’existe presque pas, même avec une éolienne à quelques mètres (les familles sont trop pauvre pour s’offrir l’électricité)…

Safari dans le désert du Thar : oui, j’ai fais un safari dans le désert du Thar. Pour ne pas rallonger les nouvelles, j’en ai fait un article séparé.

Au total, je suis resté à Jaisalmer une semaine. Mon impression ? Je recommande vraiment la visite de cette ville, presque tout est magnifique. C’est pour moi, un excellent moyen de partir à la découverte de la vie dans le désert du Thar. Le hic : c’est loin au fin fond du désert, il faut faire 300 kilomètres pour y aller et autant pour y revenir. Mais cela en vaut vraiment la peine.

Bikaner

Bikaner

Autre ville importante du désert du Thar, située à 300 km au nord-est de Jaisalmer. Pour y aller, il existe un train non référencé dans le système informatique de l’IRCTC (la compagnie des chemins de fer indien). Il n’est mentionné nulle part, même pas en gare de Jaisalmer. Il part de Jaisalmer à 10h10 et circule tous les jours pour arriver vers 16 heures non pas à la gare de Bikaner junction, mais 4 km avant en gare de Largarh. Sinon, il y a les bus via Phalodi.

Bikaner est une grande ville (fondée par Rao Bikaji en 1485), une fois dedans, on ne se rend pas compte que l’on est dans un désert. Après avoir visité Jaisalmer, je n’ai pas vraiment trouvé cette ville très intéressante. Bikaner est aussi un lieu de départ pour faire un safari dans le désert.

J’ai visité :

  • Le temple jaïn de Bhandasar : temple richement décoré avec de magnifique peinture murale. C’est assez rare d’en voir un comme celui-ci, car d’habitude les temples jaïns sont très sobres en décoration. La visite est gratuite, par contre prendre des photos c’est 20 roupies. Voyant que je ne souhaitais pas payer pour prendre des photos, il m’a permit de le faire gratuitement. Pour le « remercier », j’ai pris le temps de lui poser des questions concernant sa religion, et lui montrer ainsi que je ne pas qu’un simple touriste. Très bonne rencontre. Je recommande vraiment la visite de ce temple.
  • Le temple hindou Laxminath : à côté du temple jaïn, sans un grand intérêt.
  • Le palais de Lalgarh : construit en 1900, est toujours habité par le souverain actuel Narendra Singh. Une partie a été transformée en hôtel de luxe. Le palais ne se visite pas, par contre si l’on demande gentiment à la réception de l’hôtel, c’est possible de se promener dans l’hôtel et de voir la cour intérieure. A côté du palais, se trouve un musée qui présente divers objets ayant appartenu à des maharajahs, des miniatures de Bikaner ainsi que toute une collection de photos. Ce musée est pour moi d’un intérêt limité, d’autant qu’il faut faire 3 kilomètres pour aller le visiter.
  • Le fort de Junagarh : je n’ai pas visité ce fort, surtout que j’en ai vu un certain nombre avant.

Mon impression : la seule chose pour moi qui mériterait que l’on arrête à Bikaner, c’est pour visiter le temple jaïn. Arrêtez-vous pour le visiter si Bikaner est sur votre route, sinon oubliez cette ville, elle ne justifie pas les centaines kilomètres à parcourir pour la visiter.

Deshnok

A une trentaine de kilomètre au sud de Bikaner, ce village est connu pour le temple hindou Karni Mata autrement appelé le temple des rats. Oui, ce temple le plus moche que j’ai jamais vu en Inde, abrite des rats qui sont les maitres du lieu, ils sont chouchoutés ayant de quoi manger et boire à satiété. Pour vous rassurer, les rats sont totalement inoffensifs et je pourrais presque dire propre.

Les rats seraient la réincarnation d’une caste de musiciens locaux, les Charan, ressuscité par une ermite Karni Mata, une incarnation de Durga. Cette voyante du XVème siècle aurait promis à ces musiciens qu’ils ne connaitraient plus l’angoisse du royaume des Morts mais se réincarneraient directement en rats sacrés après la déchéance de leur corps humain.

L’entrée est gratuite est c’est 20 roupies pour prendre des photos. J’ai pris des photos mais gratuitement afin de ne pas aider les hindous à faire du business avec la religion. Faut-il vraiment faire un détour pour visiter ce temple moche (mais vraiment moche) d’un genre particulier ? C’est la question que je me suis posé après coup. Si j’y suis allé, c’est parce que c’est mentionné dans les guides touristiques et qu’il y a très peu de photos sur internet. Je pense que si j’avais vu des photos avant je n’aurais pas fais le détour, car franchement il n’y a vraiment pas de quoi s’extasier à voir des rats être chouchoutés par des humains (et encore moins les pigeons grassement nourris devant le temple) lorsqu’il y a des humains qui crèvent de faim. Précision utile : pour les hindous, les pigeons sont les seuls intermédiaires entre Dieu et les hommes…

Ajmer

Ajmer

A environ 300 kilomètres de Bikaner, au milieu de l’axe Udaipur-Jaipur, cette ville non touristique est surtout une porte d’entrée pratique pour aller à Pushkar le village voisin.

A Ajmer, il y a très très peu d’hôtels qui accueillent les touristes, ils sont tous réservés aux Indiens. Toutefois, un jeune m’a conduit dans un hôtel qui accueille les touristes à des prix hors budget (plus de 1000 roupies la nuit). Après négociation, j’ai pu descendre le prix à 700 roupies. De toute façon je n’avais pas le choix, j’ai donc choisi d’y rester. J’ai l’impression que les touristes ne sont pas les bienvenues à Ajmer. Le cadeau du gouvernement ? Payer obligatoirement 200 roupies (en plus du prix de la chambre) pour faire remplir le formulaire C au poste de police… Autant dire que je n’étais vraiment pas content.

Cette ville est un lieu de pèlerinage important pour les musulmans puisque c’est ici que repose le corps de Maïn ud-Din Chisti, un saint soufi et zélateur de l’islam du XIIème siècle. Le sanctuaire de taille modeste, est composé de plusieurs cours, de plusieurs magasins, d’une mosquée non fermée et du tombeau du saint soufi. C’est la première fois que je pénètre sur un sanctuaire islamique. L’ambiance est différente des autres religions, chacune ayant son style particulier. Le tombeau (un gros rectangle) est recouvert d’un drap noir, les fidèles faisant le tour par la droite ou la gauche, y apportent des offrandes (surtout des fleurs), et reçoivent une bénédiction par des personnes avec un coin du voile, qui je pense touche le tombeau. J’ai eu droit à cette bénédiction (par surprise), mais je n’ai pas donné des roupies comme demandé.

En venant à Ajmer, je ne savais pas que c’était un lieu de pèlerinage, je l’ai découvert par hasard. En fait, l’hôtel était dans le quartier musulman, non loin de la mosquée. C’est la première fois en Inde, que je traverse un quartier musulman aussi important, et par des petites rues, car je ne voulais pas faire des kilomètres en restant sur les grands axes pour arriver à la mosquée. Après le rouge et bleu de Jodphur, le jaune de Jaisalmer, le quartier est plutôt vert.

J’ai visité :

  • Les ruines de la mosquée d’Adhai-Din-Ka-Jhonpra : ancienne mosquée du XIIème siècle qui aurait été construite à la place de temples hindous, rasés par les musulmans… Les ruines sont situées non loin de la mosquée.
  • Le temple jaïn Soniji ki Nasiyan : ce temple est interdit au non jaïn, il ne se visite donc pas. Par contre, il y a un petit musée qui renferme une énorme maquette avec des centaines de personnages miniatures, retraçant l’histoire de la religion jaïne. C’est tout simplement splendide, il y a des panneaux expliquant les différentes scènes. Pour la maquette, une seule couleur utilisée : le doré. C’est possible de prendre des photos, mais c’est très difficile d’en avoir une correcte : la maquette est protégée par des vitres, il y a des reflets du jour extérieur dessus et des points lumineux autour de la maquette. Je recommande vraiment la visite de ce musée, pour un ticket d’entrée de 10 roupies seulement.
  • La cathédrale de l’Immaculée Conception d’Ajmer : ce diocèse est assez grand, puisqu’il englobe aussi Jaisalmer à plus de 300 km (mais pas Jaipur à 135 km). En fait, je pense qu’il comprend la moitié ouest du Rajasthan. La messe est à 6h30, suivie du chapelet, du chapelet de la divine miséricorde et de l’exposition du Saint Sacrement 8 heures par jour (avec une pause de 11 à 16 heures), et cela tous les jours ! En dehors du sanctuaire de Velankanni, c’est la première fois que je vois cela en Inde. Une vraie joie pour moi. Après mon temps de prières, l’évêque qui passait juste devant moi, m’a offert le petit déjeuner et m’a posé des questions me concernant. Il faut savoir que les étrangers qui s’arrêtent à la cathédrale sont quasi-inexistant…
  • Le fort d’Ajmer : perchée sur une colline, il doit offrir une belle vue sur la ville est les alentours. Il est à 3 kilomètres du centre ville. Je n’y suis pas allé (entrée gratuite).
  • Le lac d’Ajmer : un grand lac comme un autre. D’ailleurs pour aller à Pushkar, le bus le contourne.

Pushkar

Pushkar

Pushkar est un petit village situé à 15 kilomètres d’Ajmer, caché aux milieux des collines, une colline le séparant d’Ajmer. C’est ici que Brahma (un des trois principaux dieux hindous avec Shiva et Krishna) convoqua tous les dieux pour assister à un sacrifice sur les bords du lac du village. L’épouse de Brahma, Savitri, tardant à venir, et Brahma devant être absolument accompagné par une femme, il en épousa une autre sur-le-champ.

Il s’agit de Gayatri, une simple bergère qui menait paitre son troupeau sur les collines avoisinantes. Folle de colère, Savitri maudit son époux et lui prédit que les fidèles ne le vénéreraient plus qu’à un seul endroit, à Pushkar.

Il n’y a donc qu’un seul temple en activité en Inde dédié à Brahma. Il y en aurait aussi un autre à Khajurao (Madhya Pradesh), mais il n’est plus en activité. Les temples hindous à Puskhar n’ont pas d’intérêts particuliers, car ils ont été reconstruis au XVIII-XIXème siècle après avoir été rasés par les musulmans.

Savitri a aussi son temple (minuscule) perché au sommet d’une colline ainsi que Gayatri sur une colline opposée, plus haut de 300 mètres ! J’ai juste grimpé la colline de Gayatri pour avoir une vue sur les environs.

Un autre temple plus joli est celui construit par les sikhs. Le sikhisme est une religion fondée au XVème siècle par le Gourou Nanak dans l’état du Penjab. Aussi je vous la présenterais plus en détail lors de ma visite dans le Penjab.

Puskar est donc un village touristique avec tout ce qu’il faut pour se loger. Le lac au centre du village est sacré, le visiteur se doit d’y aller faire son pèlerinage. D’ailleurs, on vous donne une fleur, vous êtes emmené au lac et là un hindou se charge de faire le rituel avec vous. Il s’agit de se purifier, et de répéter des invocations à Brahma pour obtenir sa bénédiction sur vous et votre famille (les invocations sont en hindi, vous ne savez même pas ce que vous dites). Puis à la fin de faire une offrande obligée en roupies (je n’ai donné que 10 roupies) et de jeter la fleur dans le lac.

Il y a toujours ce côté insistant des hindous pour vous obliger à faire leur rituel (ce sont les règles vous diront-il), ce qui est vraiment pénible. Quelle attitude adopter en tant que catholique pratiquant ? Fuir les lieux sacrés pour éviter les rituels imposés ou bien accepter de le faire à contrecœur parce que vous êtes trop gentil et que vous ne voulez pas heurter les hindous ? Difficile de trouver un équilibre sans tomber dans l’idolâtrie et de trahir votre foi en Dieu (Père, Fils et Saint-Esprit pour les catholique). Rester enfermée dans sa religion est mauvais en soi, car cela n’aide pas à accueillir la culture religieuse de votre voisin, et être trop ouvert aux autres religions en acceptant tout ce qu’il y a (même les incompatibilités) nous fais égarer dans un syncrétisme religieux où l’on devient soi-même son propre dieu. Ce qui est sûr, une limite que je ne franchi pas : se sont les actes réservé à Dieu telle que la prosternation, les sacrifices (non concerné puisque réservés aux prêtres) et les offrandes devant une statue d’un dieu (ex. : les fleurs).

La visite du temple de Brahma : là aussi, on vous donne une fleur à offrir à Bahma, et vous êtes presque obligé de le faire (les hindous regardent souvent ce que vous faites). Avec le monde qu’il y avait, je me suis arrangé pour ne pas le faire. En fait, il suffit de rester sur le côté et ne pas avancer poussé par les fidèles jusqu’à la statue.

Puskhar étant tout petit, je ne l’ai visité que sur une journée.

Jaipur

Jaipur

Jaipur est la capitale du Rajasthan, c’est aussi l’une des destinations où débarquent en masses les touristes pour visiter la ville rose (pink city). Elle est ainsi surnommée parce que les constructions de la vieille ville fortifiée sont de couleur rose. Oui c’est vrai, mais seulement sur les axes principaux, là où il y a la circulation. Et encore ce n’est pas un vrai rose, mais plutôt un rose-rouge. Quant à se promener dans les petites rues, cela ne représente pas un grand intérêt, contrairement à d’autres villes.

La vieille ville est à 5 km de la gare. Jaipur est une grande ville tout comme Agra, les 5-6 choses à visiter sont dans les vieux quartiers, tout le reste en dehors de la ville. Pour les déplacements, il y a des lus de ville ainsi qu’une nouvelle ligne de métro. Jaipur, entourées de collines, est donc une ville en pleine expansion.

Le logement : je l’avais trouvé avant même d’arriver. En fait à Ajmer, le patron de l’hôtel m’avait donné l’adresse d’un de ses amis (même chaine d’hôtel) à un prix qui me convenait. Le hic : l’hôtel est planqué au milieu d’un quartier où on n’oserait pas s’y aventurer, mais avec un gps ce n’est pas un problème.

Les lieux que j’ai visités :

  • Le Jantar Mantar : c’est un observatoire astronomique construit entre 1728 et 1730 par Jai Sing II. C’est un ensemble de 17 instruments qui permet de calculer la position des planètes afin d’établir les thèmes astraux et des date propices aux grands événements. En fait, ce sont de grands instruments placés dans un jardin qui méritent d’être visité. Par contre, le prix du ticket d’entrée est trop élevé (250 roupies) juste pour entretenir une pelouse.
  • Le city palace : j’ai longuement hésité à payer 400 roupies pour le visiter, car le prix est vraiment élevé. A la lecture du guide numérique que j’ai, il y a une longue description qui précise plusieurs choses dans le détail avec plusieurs endroits visitables. Cela m’a donné envie, et j’ai donc pris un ticket d’entrée pour visiter le palais de la ville. Je n’ai jamais payé aussi cher pour visiter un lieu habité. En fait, l’on visite 3 cours intérieures. La première cour renferme un petit musée présentant des habits de maharajahs et de leurs femmes, ainsi qu’une immense boutique pour faire ses emplettes. La deuxième cour, un petit hall où jouaient des musiciens ainsi qu’une pièce d’exposition d’objets divers ayant appartenu à des maharajahs (la pièce est magnifique). La troisième cour : rien de spécial à visiter. Au final : très grosse déception, j’ai payé un prix exorbitant pour voir essentiellement des murs, très jolies certes mais qui ne justifie pas ce prix. Le musée du textile et la pièce d’exposition sont intéressants, mais c’est petit et l’on n’a pas le droit de prendre des photos. Pour moi, ce lieu est un attrape-touriste qui permet au gouvernement indien de s’enrichir sur le dos des touristes. Une chose qui n’est pas très éthique : payer un prix élevé pour visiter un palais habité.
  • Le Hawa Mahal : c’est un bâtiment vide de 5 étages construit en 1799, où l’on se promène dans des pièces en traversant plusieurs couloirs. Il servait aux princesses de la cour de contempler le spectacle de la rue et les défilés sans être vu du public. En montant au sommet, on a une vue sur Jaipur et ses environs.
  • Le fort de Nahargarh : construit en 1734, il ne reste plus que les remparts. Il est situé aux abords de la ville, offrant une belle vue sur la ville et les environs, les cénotaphes et le fort de Jaigarh.
  • Le temple hindou de Galta : situé à l’opposé du fort de Nahargarh, sur une colline, on accède à ce temple par un chemin entouré de singes. Ils sont assez chouchoutés, les passants leur donnent à manger ; j’ai même vu un singe obèse. Quel gâchis de nourriture font les hindous en leur donnant des cacahuètes et des bananes, les singes seraient-ils plus importants que les humains ?

Mon impression : avec tout ce que l’on peut lire sur Jaipur, je m’attendais là aussi à voir de belles choses et surtout du rose partout. Que nenni, c’est juste très localisé, sur les principaux axes de la grande vieille ville fortifiée. Ensuite, les prix des tickets d’entrées pour visiter les différents lieux sont tout simplement beaucoup trop élevés, le gouvernement profitant largement du tourisme pour se faire de l’argent, tout comme à Agra. Bref, j’ai donc été un peu déçu de mon passage à Jaipur ; mais… ça ne concerne que moi.

 

Fin de ma visite de 3 semaines au Rajasthan. C’est l’état le plus visité de l’Inde qui m’a permit de découvrir un peu la vie des maharajahs et surtout la vie dans le désert du Thar. Si l’on souhaite vraiment tout visiter, il faudrait plus que 3 semaines, car il faut beaucoup de temps pour s’inculturer un minimum en Inde.

Voir les photos du Rajasthan.

Lire l’article sur mon safari dans le désert du Thar.

Voir les photos du safari dans le désert du Thar.

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